L'esprit Tohi L'esprit TohiMarie-Françoise Jean Réserver →
Soins & bien-être

L'éveil de Neshama : ce qui se passe vraiment pendant le soin

Le soin Neshama, je suis l'une des cinq praticiennes à le pratiquer en France. Je te raconte les quarante-cinq minutes telles qu'elles se passent sur ma table, sans mystère et sans promesse.

Écrit par Marie-Françoise ·

L'éveil de Neshama : ce qui se passe vraiment pendant le soin

Quand une femme m'appelle pour la première fois et me demande « Neshama, c'est quoi au fond ? », je la comprends. Le nom ne dit rien. Sur internet, tu trouves une huile, une praticienne aux États-Unis, et pas grand-chose sur le soin lui-même. Alors je vais te le raconter comme je le raconte au téléphone : ce qui se passe, dans l'ordre, et ce que je ne te promets pas.

Pourquoi on en parle peu

Le Massage Neshama est un protocole déposé. Il ne s'apprend pas dans une école, il s'apprend auprès de sa créatrice, et elle forme très peu de praticiennes. À ce jour, nous sommes cinq en France à le pratiquer. Ce n'est pas un argument que j'aime mettre en avant, parce que ça sonne comme une publicité. Mais c'est un fait, et il explique pourquoi tu n'en as sans doute jamais entendu parler.

Ce que je peux te dire, c'est que c'est le soin pour lequel on fait le plus de route jusqu'à Saint-Nizier-le-Bouchoux. Et le seul de ma carte que je ne raccourcis jamais, même quand la journée est pleine.

Ce qui n'est pas de mon ressort

Je le dis avant d'aller plus loin. J'ai été infirmière pendant trente ans, dont six de nuit à l'hôpital. Je sais ce qu'est une douleur qui mérite un examen, et je sais que ce n'est plus mon métier de la prendre en charge. Neshama est un soin de bien-être. Il ne soigne pas un dos, il ne remplace pas une consultation, il ne traite rien.

Si tu as mal au dos depuis des semaines, si une douleur te réveille, si elle descend dans la jambe ou s'accompagne de fourmillements, c'est ton médecin qu'il faut voir d'abord. Et avant le soin, tu me préviens si tu es enceinte, si tu as été opérée récemment ou si tu es suivie pour quelque chose : j'adapte, ou je t'oriente. Les contre-indications, c'est hyper important, et c'est la première chose dont on parle.

Avant de t'allonger

Tu arrives, on s'assoit cinq minutes. Je te demande comment tu vas, ce qui t'amène, s'il y a des endroits du corps que tu n'aimes pas qu'on touche. Si tu n'as jamais été massée, on prend le temps qu'il faut. Je préfère une cliente qui me dit « la nuque, pas trop fort » qu'une cliente qui serre les dents en silence.

Puis tu passes derrière le paravent. Le soin se pratique sur le dos et le crâne, en sous-vêtements, sous un drap. Tu restes couverte partout où je ne travaille pas. L'institut est au calme, la lumière est basse, et à partir de là tu n'as plus rien à faire. C'est souvent la phrase qui détend le plus : rien à faire, rien à réussir.

Les quatre temps du soin

Neshama n'est pas un massage relaxant de plus où l'on passe partout un peu. C'est un déroulé construit, avec un début, un milieu et une fin, toujours dans le même ordre. Je te le décris tel que je le pratique.

  • **L'ancrage.** Je commence par le bas du dos, lentement. Très lentement. Je ne monte pas tant que le corps n'a pas compris qu'il peut lâcher. Chez certaines, ça prend deux minutes. Chez d'autres, bien plus, et c'est très bien comme ça.
  • **La libération.** Le long de la colonne, puis les épaules et la nuque. C'est là que se logent des mois de tension dont on ne s'aperçoit même plus. Je sens souvent une épaule plus haute que l'autre, une nuque qui résiste, puis qui cède.
  • **La remontée.** Le crâne. Des gestes enveloppants, sans pression, qui apaisent le mental. C'est à ce moment-là que beaucoup de femmes s'endorment. Je ne les réveille pas.
  • **Le repos.** Quelques minutes sans rien. Je ne parle pas, je ne range pas. Ces minutes font partie du soin, elles ne sont jamais escamotées, même quand quelqu'un attend derrière.

Le protocole relie deux centres, le bas du dos et la tête, ce que sa créatrice appelle le siège de la raison et le siège de l'intuition. Tu n'as rien à croire pour que le soin se passe bien. Beaucoup de femmes viennent d'abord parce que leur dos tire, et découvrent le reste après coup, ou pas du tout. Les deux me conviennent.

Ce que mes clientes me disent en se relevant

Je ne vais pas te décrire des effets. Je vais te répéter leurs mots, parce que ce sont les seuls qui comptent.

« Ça m'a détendue, déconnectée. Je ne savais plus où j'étais. »

« Je n'ai pas vu passer les quarante-cinq minutes. » « J'ai les épaules qui sont redescendues. » « Ce soir, je ne vais rien faire, je vais vraiment profiter une fois à la maison. » Et très souvent, un long silence avant de parler, le temps de revenir.

C'est pour ça que je te demande de ne pas enchaîner sur un rendez-vous pressé. Le soin dure quarante-cinq minutes, mais avec l'accueil et le retour au calme, compte une heure sur place. Et si tu peux, laisse la fin de journée tranquille. Repartir en trombe gâche un peu ce qu'on vient de faire.

Ce que je ne te promets pas

Je ne te promets pas que ton mal de dos va partir. Je ne te promets pas de mieux dormir, ni de te sentir « alignée » pour la semaine. Tu liras ce genre de phrases ailleurs. Moi, je ne peux pas les tenir, alors je ne les écris pas.

Ce que je peux te dire, c'est ce que j'observe : des épaules qui ont baissé d'un cran, une tête plus claire en sortant, et des femmes qui reviennent. Ce n'est pas rien, et ce n'est pas un traitement. On ne peut pas tout guérir, mais on peut améliorer beaucoup de choses, et surtout on peut s'arrêter une heure. C'est déjà ça que je te propose.

Neshama ou bols chantants ?

On me pose souvent la question, parce que les deux sont sur la carte des soins énergétiques. Avec les bols chantants, tu es habillée, allongée, et c'est le son qui travaille. Avec Neshama, ce sont mes mains, sur le dos et le crâne, dans un ordre précis. Les deux amènent au calme, par deux chemins différents.

Si tu hésites, je te dirais ceci : une tête qui n'arrête pas de tourner, un dos qui porte tout, une envie qu'on s'occupe de toi sans avoir à parler, c'est plutôt Neshama. Une envie de flotter sans être touchée, c'est plutôt les bols. Et si tu ne sais pas, on en parle au téléphone, ça prend deux minutes.

En pratique

Le soin dure quarante-cinq minutes et coûte quatre-vingt-dix euros. Il se fait à l'institut, à Saint-Nizier-le-Bouchoux en Bresse, à une petite demi-heure de Bourg-en-Bresse et de Mâcon, uniquement sur rendez-vous. Une fois de temps en temps suffit pour se remettre à flot ; dans les périodes de forte charge, certaines viennent une fois par mois.

Tout le déroulé, les questions qu'on me pose le plus et les disponibilités réelles sont sur la page du soin : L'éveil de Neshama. Et si tu préfères d'abord regarder toute la carte, elle est ici.

J'ai une solution, pas la solution. Neshama en fait partie, et c'est celle dont je suis le plus fière.

À lire aussi

← Tous les articles

Prendre rendez-vous

Et toi, où en es-tu ?

Cinq minutes de questions, une réponse écrite de ma main. C'est gratuit, et ça n'engage à rien.