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Ménopause

Fatigue après 45 ans : quand consulter, quand ralentir

Une fatigue qui s'installe après 45 ans n'a pas une seule origine : ce qui mérite un avis médical, ce qui relève du rythme de vie.

Écrit par Marie-Françoise ·

Fatigue après 45 ans : quand consulter, quand ralentir

Il y a une phrase que j'entends souvent quand on fait le tour de la situation, au début d'un soin : « je suis fatiguée, mais pas une fatigue normale ». Et presque toujours, la même question derrière : est-ce que c'est mon âge, ma ménopause, ou est-ce que je m'en demande trop ?

Honnêtement, je ne sais pas te répondre de l'extérieur. Et je trouve que c'est la bonne façon de commencer.

Ce qui n'est pas de mon ressort

Je le mets en haut, parce que c'est ce qui compte le plus.

J'ai été infirmière pendant trente ans, dont six de nuit à l'hôpital. Cela m'a appris à reconnaître ce qui se discute entre nous, et ce qui doit être vu par un médecin. Aujourd'hui je suis praticienne bien-être : je ne pose aucun diagnostic, je ne prescris rien, et je ne peux pas te dire d'où vient ta fatigue.

Une fatigue qui dure, qui ne cède pas au repos, qui change ton quotidien, c'est une raison suffisante pour prendre rendez-vous avec ton médecin traitant, ta sage-femme ou ta gynécologue. Pas besoin d'attendre que ce soit « grave ».

Je te conseille de ne pas attendre davantage si elle s'accompagne d'autre chose : un essoufflement inhabituel, des palpitations, une perte de poids que tu ne t'expliques pas, des saignements qui sortent de l'ordinaire, une tristesse qui s'installe, ou si elle est arrivée en même temps qu'un nouveau traitement. Ce n'est pas une liste complète, juste des signaux qui méritent un vrai rendez-vous plutôt qu'un article.

Chercher l'origine d'une fatigue, c'est le travail du médecin, et c'est lui qui décidera s'il faut des examens. Moi, je ne le fais pas, et je ne le ferai jamais à sa place.

Pourquoi je ne dis pas « c'est la ménopause »

On entend vite que la fatigue de cette période est « hormonale ». C'est possible, et c'est même une plainte très courante autour de cette période de la vie. Mais je ne suis pas en position d'affirmer que c'est ton cas, et je me méfie des explications qui tombent toutes seules.

Parce qu'à 45 ans et plus, il se passe souvent beaucoup de choses en même temps. Des nuits plus hachées. Des enfants qui grandissent ou qui reviennent, des parents qui vieillissent. Un travail qui n'a pas diminué. Une maison qui tourne grâce à toi. Et par-dessus, cette fameuse charge mentale, dont on ne parle pas assez parce qu'elle ne se voit pas.

Dire « c'est la ménopause » ferme la porte. Dire « c'est ton rythme » aussi. Je préfère ouvrir : ça peut être l'un, l'autre, les deux, ou autre chose. C'est pour ça qu'on commence par poser la question à quelqu'un qui peut regarder.

Ce qui relève du rythme de vie

Une fois que le médecin a regardé, ou en attendant le rendez-vous, il reste une part qui n'appartient qu'à toi : la façon dont tu tiens tes journées. Je ne te promets pas que ça supprimera quoi que ce soit. Je te donne seulement des repères simples, de ceux que je me répète à moi aussi.

  • **Des pauses qui comptent.** Pas dix minutes sur le canapé avec le téléphone. Un vrai moment où tu ne fais rien d'utile, assise dehors ou près d'une fenêtre.
  • **Un coucher qui ne dépend pas de la liste des choses à faire.** La liste ne sera jamais finie. Moi la première, je dois me le répéter.
  • **Boire de l'eau.** C'est tout bête, et c'est ce qu'on oublie en premier quand la journée est dense.
  • **Marcher un peu, dehors.** Ici, en Bresse, on a la chance d'avoir la campagne à la porte. Un quart d'heure suffit pour changer d'air, au sens propre.
  • **Demander de l'aide.** Pas facile pour beaucoup d'entre nous. Mais tu n'as pas à tout porter seule.

Rien de tout ça n'est un traitement. Ce sont des habitudes de bien-être, des petits gestes pour se rappeler qu'on existe en dehors de ce qu'on fait pour les autres. Si tu veux une idée de départ, j'ai raconté ma façon de commencer la journée dans ma routine du matin.

Ne pas vouloir aller trop vite. Les choses ne sont pas venues en cinq minutes, elles ne partiront pas en cinq minutes.

Ce qu'un soin peut t'apporter, et ce qu'il ne fait pas

Voilà le point où je dois être très claire. Un soin ne guérit pas une fatigue, et je ne l'écrirai jamais. Je ne veux pas que tu viennes en pensant que je vais te « remettre d'aplomb » en une heure. Ce serait faux.

Ce que mes clientes me disent en se relevant, ce sont des mots simples : « ça m'a détendue », « je me suis déconnectée », « ce soir, je ne vais rien faire, je vais vraiment profiter ». Parfois un lâcher-prise complet qui les surprend elles-mêmes. C'est un ressenti, un moment pour soi, rien de plus. Et quand on n'a pas arrêté depuis des mois, ce moment-là a déjà de la valeur.

Si tu ne sais pas par où commencer

Je reçois sur rendez-vous, à Saint-Nizier-le-Bouchoux, en Bresse. Le bilan bien-être est fait pour ça : on prend le temps de faire le tour de ton quotidien, de ce qui te pèse, de ce qui te fait du bien, sans rien décider à ta place. Et si je sens que ta question est médicale, je te le dirai franchement, et je te renverrai vers la bonne personne.

Pour tout ce que je propose aux femmes de 45 ans et plus, soins, ateliers et accompagnement en ligne, tu retrouves l'ensemble sur la page ménopause.

Ce que je retiens

Une fatigue qui s'installe n'est ni un manque de volonté, ni une fatalité. Elle mérite d'abord qu'on la prenne au sérieux, avec un professionnel de santé, puis qu'on regarde de près la façon dont tu tiens tes journées.

Il faut être tolérante avec soi-même. Commence par la première question, celle qu'on repousse toujours : à qui vais-je en parler cette semaine ?

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