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Bien choisir sa praticienne bien-être : mes repères d'infirmière

Ce que tu peux vérifier avant de réserver, les bons signes au premier rendez-vous, et les signaux qui doivent te faire partir, vus par une ancienne infirmière devenue praticienne.

Écrit par Marie-Françoise ·

Bien choisir sa praticienne bien-être : mes repères d'infirmière

Pousser la porte d'un institut qu'on ne connaît pas, s'allonger, se laisser toucher par quelqu'un qu'on a vu une fois sur Internet : ce n'est pas rien. Et c'est normal de se demander si on tombe entre de bonnes mains.

J'ai été infirmière pendant trente ans, dont six de nuit à l'hôpital. Avant de toucher quelqu'un, on m'a appris à poser des questions, à écouter, et à savoir quand passer la main. Aujourd'hui je suis praticienne bien-être, et ces réflexes ne m'ont pas quittée. Alors voici ce que je regarderais à ta place, que tu viennes chez moi ou ailleurs.

Un métier ouvert à tous, alors c'est à toi de regarder

Il faut le savoir : praticienne bien-être n'est pas une profession de santé. Il n'existe pas de diplôme d'État pour ouvrir un cabinet, et les formations vont de quelques jours à plusieurs années. Beaucoup de praticiennes sont sérieuses, formées, attentives. Mais rien, dans le titre, ne te le garantit.

Ce n'est pas une raison pour se méfier de tout le monde. C'est une raison pour ouvrir les yeux, tranquillement, avant et pendant le premier rendez-vous.

Avant de réserver : ce que tu peux vérifier

  • Les prix et les durées sont écrits quelque part, avant que tu t'engages. Pas de surprise à la fin, pas de « ça dépend » qui ne veut rien dire. Chez moi, toute la carte des soins est en ligne, avec le prix et le temps de chaque soin.
  • Elle dit ce qu'elle a appris. Un protocole précis s'apprend quelque part, auprès de quelqu'un : une praticienne sérieuse n'a aucune raison de le cacher.
  • Ses mots parlent de détente, de relâchement, de moment pour soi. Pas de « guérir », pas de « traiter », pas de maladie qu'on ferait disparaître.
  • Tu peux l'appeler pour poser une question sans qu'on te pousse à réserver tout de suite.

Au premier rendez-vous : les bons signes

  • Elle te pose des questions avant de commencer. Une grossesse, une opération récente, un traitement ou une maladie en cours : ce sont des choses qu'elle doit savoir, et qui peuvent changer le soin. Chez moi, on parle toujours cinq minutes avant, pour savoir où tu en es aujourd'hui.
  • Elle t'explique ce qu'elle va faire, où elle va poser les mains, et ce que tu gardes sur toi. Tu restes couverte d'un drap en dehors de la zone travaillée.
  • Tu peux dire à tout moment que c'est trop appuyé, que tu as froid, ou que tu veux arrêter. Et ta demande est entendue sans discussion.
  • Rien n'est pressé. Le temps de repos à la fin fait partie du soin, il n'est pas raboté pour enchaîner avec la suivante.
  • Ce que tu racontes sur la table reste dans la pièce.
Une bonne praticienne n'a pas peur de te dire ce qu'elle ne sait pas faire.

Les signaux qui doivent te faire partir

Là, je vais être plus ferme, parce que je parle en ancienne soignante.

  • On te promet de guérir une maladie, de faire disparaître une douleur qui dure depuis des années, ou de remplacer un traitement.
  • On te conseille d'arrêter, de diminuer ou d'espacer un traitement prescrit, ou de ne pas aller voir ton médecin. Sur ce point, on ne discute pas : tu t'en vas. C'est d'ailleurs l'un des signaux d'alerte sur lesquels la Miviludes met en garde à propos des dérives thérapeutiques.
  • On te pose un diagnostic. Une praticienne bien-être n'a ni la formation ni le droit de te dire ce que tu as.
  • On te culpabilise : « si tu as mal, c'est que tu ne lâches pas », « c'est toi qui bloques ». Personne ne devrait sortir d'un soin en se sentant fautive.
  • On te pousse à acheter une cure, des séances d'avance ou des produits dès la première fois, avant même de savoir si le soin te convient. Moi, si tu n'as pas besoin d'une cure, je te le dis.
  • Tu te sens mal à l'aise, et on ne te laisse pas la place de le dire. Ton ressenti compte. Il n'a pas besoin d'être justifié.

Ce que trente ans d'infirmière m'ont laissé

En changeant de métier, j'ai changé de gestes, pas d'intention. J'ai gardé l'habitude de demander avant de faire, de regarder la personne plutôt que le protocole, et de ne jamais promettre ce que je ne peux pas tenir.

Concrètement, cela veut dire que le soin s'adapte à toi le jour où tu viens : jamais deux fois le même, même quand c'est le même soin. Et que si ce que tu me racontes ressemble à autre chose qu'une grosse fatigue ou des tensions, je te le dis franchement et je t'oriente. Si tu veux savoir d'où je viens, j'ai raconté mon histoire sur le site.

Ce qui n'est pas de mon ressort, et je préfère te le dire

Je ne pose pas de diagnostic. Mes soins sont des soins de bien-être : ils ne remplacent ni un médecin, ni un kiné, ni un psychologue, ni aucun traitement.

Si tu suis un traitement, tu le gardes, et tu me le dis avant le soin. Si tu as une douleur nouvelle ou inhabituelle, de la fièvre, une fatigue qui ne passe pas avec le repos, ou un symptôme qui t'inquiète, c'est ton médecin qu'il faut voir en premier. Je serai là après, pour le moment de douceur, pas à la place.

Et si un jour une praticienne, moi comprise, te dit quelque chose qui te met le doute, tu as parfaitement le droit de poser la question à ton médecin. Une bonne praticienne ne s'en vexe pas.

Venir me voir en Bresse

L'institut se trouve à Saint-Nizier-le-Bouchoux, en Bresse, à une trentaine de minutes de Bourg-en-Bresse et de Mâcon, tout près de Louhans et de Pont-de-Vaux. Je reçois uniquement sur rendez-vous, et tu peux tout à fait m'appeler avant pour savoir quel soin te conviendrait.

Si tu ne sais pas par où commencer, mon bilan bien-être est gratuit : quelques questions sur ton sommeil, ton énergie, ton stress, et je lis chaque réponse moi-même.

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